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Références...
Entre 1985 et 1989, la société Teco Finance Export a conduit un
projet de plantation d'anacardiers à l'embouchure de l'Amazone.
De cette expérience est née une intime connaissance de la région,
des hommes bien sûr, mais aussi de la flore. Notre intérêt pour
les oléagineux nous a fait découvrir les mille et une huiles de
cette forêt grandiose. Ce site est dédié à un des pionniers de l'aventure
amazonienne, Celestino Pesce. Nous lui avons emprunté de nombreuses
références. Le chercheur brésilien. Ricardo Borges disait de lui
en 1941 : "Je connais Celestino depuis 30 ans que je vis en Amazonie
et je peux vous dire qu'il a donné sa vie avec ardeur à l'étude
et au développement industriel des ressources oléagineuses riches
et variées de toute la région". Nous rendrons aussi hommage à Paul
Le Cointe qui fût Directeur du Musée du Para à Belem et qui a écrit
en 1922 le livre de référence "L'Amazonie Brésilienne".
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Huile
de Copaiba ou
baume de Copahu
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L'huilre
(ou baume) de Copahu est fournie spontanément par le copayer (Copaifera
guyanensis) grand arbre qui se rencontre un peu partout dans la forêt
amazonienne de terre ferme. La variété la plus importante
en Amazonie, est le C. reticulata. Le copayer, très commun
autrefois, devient de plus en plus rare près des rives du fleuve
à cause du procédé barbare d'exploitation qui est
adopté.
Comme l'huile est une exsudation du bois du tronc, ce procédé
consiste à entayer l'arbre à la hache jusqu'au coeur. Non
seulement une partie de l'huile est ainsi répandue sur le sol,
et perdue, mais encore l'arbre, absolument épuisé, meurt
le plus souvent, ou, tout du moins, ne peut jamais donner plus tard une
nouvelle récolte. Non satisfaits encore de cette destruction méthodique,
quelques extracteurs sans conscience, mélangent à l'huile
de copahu de la graisse fondue de singe coata (Atèles), inutilisant
ainsi le produit et provoquant la baisse des prix en raison de la méfiance
légitime des acheteurs.
Le meilleur système pour extraire complètement l'huile de
copahu (ou copaiba), tout en ménageant le copayer est le suivant
: à l'aide d'une échelle, on perce avec une tarière,
à la partie supérieure du tronc, un trou atteigant l'axe
de l'arbre; on le bouche ensuite avec un tampon de bois préparé
à cet effet. On fait un trou semblable à la partie inférieure
du tronc et on y adapte un tube en bambou. Dès qu'on débouche
l'orifice supérieure, l'huile s'écoule lentement par le
tube et peut-être facilement recueillie. L'opération terminée,
on obture les deux trous avec de l'argile. On arbre donne communément
entre 5 et 20 litres d'huile.
L'huile
de copahu ou de copaiba ou baume de copaiba est un liquide de consistance
sirupeuse, transparent, blanc jaunâtre, d'un goût âpre
et répugnant. Elle est astringente et très employée
comme médicament interne. Appliquée sur les blessures, elle
en facilite singulièrement la cicatrisation.)
Ce texte de Paul
Le Cointe de 1922 nous montre que la destruction de l'Amazonie a débuté
il y a bien longtemps. Aujourd'hui, l'huile de copaiba est importé
du Pérou et c'est un procédé proche de celui décrit
ci-dessus qui est employé.
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